Lettre du CCP n° 8
Sommaire
- — பாரதியார் கேட்கும் வரம்
- — Impressions de voyage au Tamil Nadu (première partie)
- — இந்த ஊரும் தமிழ் நாட்டில் தான் !
- — Les pierres précieuses de Tanjore
Numéro 8 de la Lettre du Cercle Culturel des Pondichériens — Juin 1995.
உலகளவு PONDICHERIENS
ந XX X * Juin 1995
புதுச் GC ரியர் Bb 60)GÙ MPT des Amonts et Courdimanche
மன் D மடல் 91940 LES ULIS
பாரதியார் கேட்கும் வரம் Bâradiyâr demande une grâce (அகவற்பா) (type prosodique Agaval) பேசாப் பொருளைப் பேசநான் ட துணிந்தேன் ; J’ose aborder un sujet qu’on n’aborde pas,
J’ose demander une grâce qu’on ne demande pas. Ô Dieu, Dieu, fais que, par mon action,
Hommes et oiseaux,
Animaux, insectes, plantes et arbres,
Et tout ce qui existe sur cette terre
கேட்கா வரத்தைக் கேட்கநான் துணிந்தேன் ; மணமீ துள்ள மக்கள், பறவைகள், விலங்குகள், பூச்சிகள், புற்பூண்டு, மரங்கள் யாவுமென் வினையால் இடும்பை தீர்ந்தே
இன்பமுற் றன்புடன் இணங்கிவாழ்ந் திடவே (06556 de souffrir et vive heureux ensemble en paix. செய்தல் வேண்டும், தேவ தேவா | Je me lèverai sur les Cieux de lumière et ஞானா காசத்து நடுவே நின்றுநான் proclamerai: பூமண்ட லத்தில் அன்பும் பொறையும் “Que la bonté et la justice règnent sur Terre! விளங்குக $ துன்பமும், மிடிமையும், நோவும் Libérés de la souffrance, de la misère, de la maladie, சாவும், நீங்கிச் சார்ந்தபல் லுயிரெலாம் De la mort, que les êtres vivants de toutes espèces இன்புற்று வாழ்க” என்பேன்! இதனைநீ Vivent heureux!” Que Ton auguste oreille l’entende திருச்செவி கொண்டு திருவுளம் இரங்கி, Que Ton âme sacrée compatisse, அங்ஙனே யாகுக’ என்பாய் ஐயனே! n que a ordonnes, Maître: “Ainsi ou [”
4 à சண்ட ச ujourd’hui, en cet instant même, accorde-moi, இந்நாள் இப்பொழு தெனக்கிவ் வரத்தினை Cette grâce … அருளவாய…
Bâradiyâr, 1882-1921 (trad. M.G.)
Impressions de
voyage au Tamil Nadu ( première partie ) EE. ் 227722 23 En arrivant à ட த ௮77722777/௪774:777
Madras, la première chose qui m’a frappée en dehors de la chaleur qui écrase ce pays et qui nous étouffe, c’est le + 7hanfavur bruit infernal de 18 circulation. La conduite s’effectue à coups de klaxon et celui qui en est dépourvu ou le sourd est un homme mort !
Nägappaffinam
La ville ressemble à un gigantesque embouteillage de taxis, bus, camions, rickshaw de toutes sortes, dans des états proches de l’épave, de chars à boeufs aux cornes peintes de multiples
couleurs, chacun allant son train et se faufilant comme il peut dans cet enchevêtrement bruyant.
Ajoutez à ce flot continu de véhicules, une foule grouillante de piétons, femmes en saris multicolores et aux cheveux ornés de fleurs, enfants qui courent en tous sens, hommes pressés, mendiants de tous âges, marchands ambuiants, animaux vagabonds, vaches, chèvres et chiens qui errent à la recherche de nourriture dans des tas d’ordures laissés sur les trottoirs, et vous aurez une idée de la fourmilière dans laquelle je débarque après un long voyage. C’est éprouvant pour l’organisme et les nerfs.
Je m’attendais un peu à tout cela, mais je suis sidérée. Je n’aimerais pas habiter cette ville. Heureusement, demain, je prends le train pour Chidambaram où je pense que la vie est moins trépidante.
Le voyage en train était somme toute agréable, quoiqu’ un peu long; ce n’est pas le TGV, mais confortable malgré la chaleur toujours présente.
Dès l’arrivée, je sens la différence avec Madras. La ville ressemble à un grand bourg de province. Toujours la foule, mais moins de circulation, sauf à l’approche du temple de NATARAJA où se trouve la gare routière. Les rues sont larges, non bitumées ou peu, bordées d’une multitude d’échopes minuscules. Pas d’éclairage public, et la nuit il n’est pas facile de se repérer.
A l’approche du temple, des dizaines d’étalages de fleurs répandent une odeur de jasmin douce et sucrée, et régalent mes yeux de leurs couleurs orange et blanche. Je me laisse tenter par l’achat d’une guirlande que J’attache immédiatement dans mes cheveux comme le font toutes les femmes ici. J’en achète une deuxième qui servira d’offrande. On l’enveloppe dans une feuille de bananier.
Dans l’enceinte du temple, tout le monde marche pieds nus. J’apprends qu’ici on laisse ses chaussures à l’entrée des temples, des maisons, enfin chaque fois que l’on entre quelque part. De fait, les chaussures ne servent qu’à marcher dans la rue, et encore, tout le monde n’en porte pas.
Je remarque également qu’il y a peu de touristes dans cette région, peut être n’est-ce pas la saison, nous sommes au mois de Mai. Pourtant, les gens ne nous regardent pas comme des étrangers, mais nous sourient. Aucune agressivité dans leurs regards ni dans leur comportement. J’aimerais communiquer avec eux, mais mon anglais est épouvantable et mon tamoul, n’en parlons pas !!! Je me contente de répondre à leur sourire par le mien. Le contact avec la population arrivera plus tard quand nous serons à AGARAKADAMBANUR dans la famille qui nous attend mon frère et moi.
Départ de Chidambaram en taxi pour un trajet de plusieurs heures. Quelle galère !!! Les routes ne sont pas vraiment mauvaises, mais la conduite est sportive !! La conduite à gauche me surprend toujours. Le taxi n’est pas climatisé et nous roulons fenêtres ouvertes. Le chauffeur, jeune et sympathique au demeurant, croyant nous faire plaisir , met une cassette de chansons indiennes, à tue tête évidemment. Pourquoi les chanteuses ont-elles cette voix si haut perchée et si nasillarde. Mais cela étant, je m’habitue et commence à fredonner quelques airs car la musique est entrainante et se retient bien.
Nous traversons des villages typiques avec leurs maisons très basses en bordure de route, toujours des animaux vagabonds qu’il faut éviter avec attention, des chars à boeufs bringuebalants, des autocars 00065 d’hommes et de femmes qui vont à la ville ou en reviennent. La campagne est belle, mais les rizières me semblent sèches, la récolte doit être finie (1). Quel dommage, cela doit être si beau quand tout est vert.
Agarakadambanur, le chauffeur ne connaît pas. C’est un si petit village entre Nâgappattinam et Thiruvârur, que l’on est passé devant la maison de nos hôtes sans la voir. Il a fallu revenir sur nos pas.
La famille d’Abdul Hameed était là qui nous attendait, et tous 165 voisins aussi. La maison ne paye pas de mine, mais à l’intérieur c’est propre et tout est en ordre; 11 y a même un ventilateur dans l’entrée pour sécher notre sueur. Que c’est bon !!! Quel accueil !!! Tout le monde est content de nous voir. et c’est réciproque. La vie à l’indienne commence pour moi.
A suivre… Joëlle PIEDNORR , Tarbes
(1) La côte de Coromandel qui subit la mousson d’hiver est arrosée par les pluies d’octobre à novembre. Le paysage devient alors vert et le reste jusqu’à janvier. Après quoi le soleil commence à darder ses rayons sur les cultures et les hommes.
இந்த ஊரும் தமிழ் நாட்டில் தான் !
மதுரை மாவட்டத்தில் அம்மாபுரம் என்ற கிராமம் இருக்கிறது. அந்தக் கிராமத்தில் நூற்றி எழுபது குடும்பங்கள் வசிக்கின்றன. நாற்பது ஆண்டுகளாக அந்த ஊரில் குற்றங்கள் எதுவும் நடை பெறவில்லையாம். அந்தக் கிராமத்துக்காரர்கள் குடிப்பதில்லையாம், புகை பிடிப்பதில்லையாம். வங்கிகளிலிருந்து அவர்களுக்கு வழங்கப்பட்ட கடன் நூறு சதவிகிதம் திரும்பச் செலுத்தப்படுகிறதாம். இம்மாதம் பத்தாம் தேதி நடந்த கூட்டத்தில், இனி எதிர்காலத்திலும் எந்தக் குற்றங்களிலும் ஈடுபடுவதில்லையென ஊர்வாசிகள் உறுதி எடுத்துக் கொண்டார்களாம். அந்தக் கிராமத்திற்குப் பக்கத்திலேயே இன்னொரு கிராமமும் குற்றச் செயல்களிலிருந்து விடுபட்டு இருக்கின்றதாம். இந்த இரண்டு கிராமங்களுக்கும் தமிழ் சினிமா செல்வதில்லையா? அல்லது, அரசியல்வாதிகள் அங்கே காலெடுத்து வைப்பதில்லையா?
— நன்றி : சுபமங்களா, மே 94
Les pierres précieuses de Tanjore
Le temple de BRAHADISVARA à “Thanjavur” est un pur joyau de l’époque Chôla (du Xème au XIIème siècle). II fut érigé à l’initiative de RAJARAJA CHOLA LI, et si l’on en croit les innombrables inscriptions qui en ornent les murs et les piliers, par un architecte du nom de RAJARAJA PERUM TACHAN. Ces gravures sont d’ailleurs très riches en épigraphes laissées par l’auteur. On y apprend le nom du fondateur bien sûr, mais aussi celui des membres de la famille royale ayant contribué financièrement à la construction de l’ouvrage, ainsi qu’une multitude de renseignements sur l’administration du temple, les principaux rites et célébrations, le nombre de statues de bronze consacrées, la quantité des bijoux destinés à leur parure, le nom des chanteurs et des musiciens ainsi que celui des quatre cent danseuses animant, à l’époque, les plus grandes cérémonies.
Outre ces écrits, les images parlent également. Sous les dernières couches successives de crépis des corridors, sont apparues de nombreuses et magnifiques fresques polychromes de l’époque Chôla. Elles représentent les manifestations de Siva et la vie de quelques saints. Au premier étage une fresque nomenclature des 108 poses de la danse de Siva (NATARAJA) constitue l’essentiel de la décoration.
Mais 51 le résultat du travail des architectes est magnifique, ceux-ci rencontrèrent cependant d’énormes problèmes techniques. Les épaisses murailles de l’enceinte, ainsi que le vimâna, sont faites de blocs de granit. A proximité immédiate de Tanjore, il n’existe aucune carrière pouvant fournir de telles pierres. Il aura donc fallu transporter ces éléments sur plus de 50 kilomètres sur des barges halées le long de canaux artificiels. D’autres monolithes monumentaux garnissent l’écrin formé de ces murailles. Le sanctuaire principal, dont l’accès est principalement réservé aux hindous, renferme un lingam de Siva de plus de 3,60 mètres. Un pavillon du XIème siècle à colonnade abrite un Nandi de plus de 6 mètres.
Que dire enfin du monolithe de 80 tonnes qui, comme la cerise sur le gâteau, vient coiffer la tour centrale haute de 70 mètres ? A ce sujet, les experts se confondent dans les deux hypothèses les plus largement répandues.
La légende locale raconte qu’une rampe de bois longue de 6 kilomètres et partant d’un petit village situé au nord-ouest du site et nommé SARAPALLAM aurait permis de hisser jusqu’au sommet de l’édifice cet énorme bloc sculpté. Sur quoi sont basées les légendes 7 D’après K.FISHER, c’est au moyen d’une rampe de terre s’enroulant en spirale autour du monument que plusieurs éléphants tirant des chemins de bois y déposèrent l’imposant monolithe. Ces deux techniques ainsi que celle du transport fluvial ne furent-elles pas déjà employées par d’autres grands bâtisseurs, les égyptiens de l’antiquité ?
M.P
Bibliographie : Architecture Universelle “INDE Boudhique, hindoue et jaïna”, A. Volwahsen, Office du Livre, 1968.