Lettre du CCP n° 73
Sommaire
- — Point de crainte
- — La vie des Tamouls engagés de la Réunion en 1860
- — Porte ‘orpheline’ en vente
Numéro 73 de la Lettre du Cercle Culturel des Pondichériens — Septembre 2011.
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Point de crainte
Point de crainte, point de crainte, point du tout
de crainte. Que le monde entier se dresse contre nous,
Point de crainte, point de crainte, point du tout
de crainte. Qu’on nous méprise, qu’on nous décrie, Point de crainte, point de crainte, point du tout
de crainte.
Que nous soyons amenés à vivre d’aumône, Point de crainte, point de crainte, point du tout
de crainte.
Que tout ce que nous désirons soit perdu, Point de crainte, point de crainte, point du tout
de crainte.
Que des femmes au corsage audacieux lancent
leur regard, Point de crainte, point de crainte, point du tout
de crainte.
Que l’ami nous serve dans la bouche du poison, Point de crainte, point de crainte, point du tout
de crainte.
Que des lances ensanglantées s’avancent contre
nous, Point de crainte, point de crainte, point du tout
de crainte.
Que le firmament s’effondre sur notre tête, Point de crainte, point de crainte, point du tout
de crainte.
Soupramania Bâradiyâr, 1911? (trad. A.Vaïti, Extr. de ‘Soupramania Baradi’, Ed.Gouvernement de Pondichéry, 1982)
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Un chant fier de révolte xU tPukpf;f ghl;L
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Dans le No.8 de LCCP, nous avons publié une demande de grâce du poète tamoul Soupramania Bâradiyâr. Ci-
dessous un autre poème composé à Pondichéry (ne dirait-on pas ‘la Marseillaise’ adaptée?) où il était venu se réfugier
pour continuer sa lutte pour l’indépendance de son pays occupé par les Britanniques (l’illustration est tirée d’une
brochure éditée par D.P.Vijandran). Daté d’environ 1911-1914, il a été chanté par le poète lui-même.
ISSN 1273-1048
No.73
Septembre 2011
Organe de Liaison des Ressortissants de l’Inde ex- française : Pondichéry, Karikal, Mahé, Yanaon (et Chandernagor)
Lettre du CERCLE CULTUREL DES PONDICHERIENS
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Rédaction : M.Gobalakichenane
22 Villa Boissière, 91400 Orsay, France
Email : ggobal@yahoo.com Cercle Culturel des Pondichériens Lettre No 73 Page 1
Cercle Culturel des Pondichériens Lettre No 73 Page 2 La vie des Tamouls engagés de la Réunion en 1860
L’immigration indienne à la Réunion peut être décomposée en trois vagues: la première depuis l’arrivée de Français à Pondichéry en 1674 jusqu’au milieu du 19ème siècle, la deuxième depuis les années 1850, après l’abolition de l’esclavage(1) jusqu’aux environs de 1880 et enfin la troisième de la fin des années 1940 jusqu’à la cession des Comptoirs français à l’Union Indienne.
C’est durant la première période qu’on note l’établissement de Bellecombe à la Rivière du Mât, Saint-André (la Réunion). Il y possédait une propriété immense dont le procureur local Virieux donne le recensement daté du 20 février 1780:
Blanc 1,
Noirs de 15 à 55 ans compris 40, Négrillons de 15 ans et au dessus 3, Noirs invalides 4, Négresses de 13 à 40 ans compris 12, Négresses de 40 ans et au dessus 2, Négrittes 3, total 64
Nommé gouverneur général de Pondichéry en 1776, Bellecombe y arriva début 1777, pour succéder à Jean Law de Lauriston. Mais son séjour dura à peine un an et demi, car les hostilités avec les Britanniques recommencèrent, en août 1778, pour finir par la chute de Pondichéry (malgré sa vaillante résistance) due surtout à la défection de l’escadre de Tronjoly.
Quant à la deuxième vague arrivant après l’abolition de l’esclavage, voici quelques réminiscences des années 1860, après environ un siècle, de ce lieu historiquement important pour les Tamouls de Pondichéry, extraites de “Saint-André, ma paroisse”.
« Dis-nous, l’Indien, tes conditions de vie !
« C’était atroce, terrible.
« Nous étions parqués dans des camps où l’on nous concentrait tous les soirs. Les conditions des affranchis (anciens esclaves) engagés étaient les mêmes.
« Nous étions logés dans des paillotes de construction sommaire, recouvertes de feuilles séchées. C’était le plus grand dénuement dans ces cases misérables ou dans des hangars qui ne fermaient pas. Nous placions des rideaux de sacs de jute sur les ouvertures pour nous garantir du froid.
« Souvent pour nourriture nous n’avions qu’un bol de riz.par jour; il nous arrivait de préparer pour toute la nourriture de la semaine, de grandes marmites de pois ou de riz. Heureusement nous avions apporté avec nous, de notre pays natal, le Tamil Nadu, les épices pour le massâlé (2), les graines et des brèdes (fPiu fPiu fPiu fPiu)*.
« On ne nous donnait pas de vêtement et nous ne pouvions pas en acheter, car les maîtres ne nous versaient pas toujours l’argent des salaires prévus. Les distributions de vêtements étaient irrégulières.
« S’il nous arrivait de demander de l’argent ou du carry et nous nous disions malades, pour toute réponse, nos employeurs nous battaient avec une courroie; on nous lavait ensuite nos corps avec de l’eau froide pour faire disparaître l’enflure.
« D’autres pourraient témoigner au sujet des patrons. ‘Ils ne tiennent aucune des promesses qu’il nous ont faites pour nous engager avec eux’.
« ‘Je suis irrégulièrement payé, préciserait un autre indien. En dernier lieu, il m’était dû six mois de travail, à raison de quinze francs par mois’.
« Les affranchis engagés n’étaient pas mieux traités. Nous connaissions une affranchie…
« Comment dans ces dures conditions avoir une famille et des enfants? Nous devenions aussi, en raison du froid, la proie facile de la maladie et par suite de la dégradation morale.
(1) Constituée d’‘engagés’ ou ‘indentured labour’ en anglais.
(2) Pâte de curry, à base de plusieurs épices, préparée différemment selon les ragoûts (viande, poisson).
(*) Signification communiquée par Vinola Shankar (La Réunion)
Cercle Culturel des Pondichériens Lettre No 73 Page 3
« Heureusement que nous étions travailleurs et durs à la tâche. On nous employait dans les plus péni- bles travaux de la canne ou dans les terrains les plus ingrats. Pour défricher il nous fallait souvent faire rou- ler d’énormes galets à la limite des terrains.
« Nous nous regroupâmes entre indiens autour des grandes usine de canne, des “moulins”…Il y en avait huit à Saint-André.
« Nous économisions sou par sou de notre maigre pécule, avec le secret espoir de pouvoir nous payer le voyage de retour au pays natal, au Tamil Nadu. Mais notre contrat nous liait à la terre… Désespéré de ne pouvoir repartir, beaucoup de mes frères indiens se suicidèrent. Nous investissions nos maigres économies dans l’achat de quelques arpents de terrains.
« Certains patrons satisfaits de notre travail, de notre bon rendement, nous laissaient une priorité d’achat pour certaines parcelles mises en vente…Vous pensez bien que ce n’était pas les meilleurs terrains dont ils voulaient se débarrasser.
« C’est ainsi que, petit à petit, nous avons acquis des terrains de plus en plus étendus, mais au prix de combien de sacrifices, de sueurs et parfois d’as- servissement proche de l’esclavage!
« Et dire qu’il s’est trouvé des affranchis pour nous jalouser et nous rendre la vie encore plus dure… Il croyaient que nous les méprisions par nos attitudes arrogantes ou nos expressions hautaines qu’ils prenaient pour des injures…Simplement, nous avions des mœurs et des coutumes différents..; et aussi une religion différente…
« Nota: Les indiens que nous appelons actuellement à tort des “Malabars” ont acquis de vastes terrains à Saint-André. Très vite, ils devien- dront la première force économique en secteur agricole, depuis Cambuston jusqu’à Champ Borne et la Ravine Creuse.
« Leurs activités se sont diversifiées dans le bâtiment; le commerce de bazadier (marchand forain*). Ils se sont regroupés principalement entre la rue principale de Saint-André, la RN2 et la bordure de mer. En 1989, on estime que les indiens représentent à Saint-André plus de 60% de la population.
« La municipalité (le maire lui-même) est en majeure proportion composée de descendants de ces indiens et recrutant par le fait même les employés municipaux parmi leurs frères de race. Beaucoup de pro- fessions libérales sont aussi le domaine de ces indiens. Faut-il interpréter ces forts changements comme une revanche sur leur misérable condition de travailleurs engagés? Pourquoi pas? »
Extrait de “Saint-André, ma paroisse”, Père Emile Baptiste, 1990, pp.65-67.
- Signification communiquée par Vinola Shankar (La Réunion).
Et la troisième vague est constituée un siècle plus tard, vers les années 1950, d’abord par les fonction- naires pondichériens venant de l’Indochine et des Etablissements français de l’Inde qui avaient anticipé la cession à l’Union Indienne. Ceux-ci seront suivis, après les transferts de facto en 1954 et de jure en 1962, par d’autres ‘franco-pondichériens’ de double culture française et tamoule, se rendant dans cette île plus pro- che de leur pays par le climat et par la culture, mais ne connaissant pas le créole local.
Les descendants de la deuxième vague ont perdu, tout comme ceux d’avant, l’usage de la langue de leurs aïeux (le tamoul) et n’ont conservé que les coutumes et rites cultuels, lors des fêtes et événements im- portants de famille. Ces différences ne facilitent pas l’établissement de contacts étroits avec les derniers ve- nus qui seraient bénéfiques pour tous. Ceci est d’autant plus regrettable qu’une nouvelle volonté de retrou- ver leur culture ancestrale se manifeste chez les ‘mal’bars’ depuis quelque temps: émergence de l’Union Indienne ou recherche identitaire commune avec les autres composantes de la diaspora tamoule.
M.Gobalakichenane
Porte ‘orpheline’ en vente tpw;gidf;Fj; tpw;gidf;Fj; tpw;gidf;Fj; tpw;gidf;Fj; ‘jdp jdp jdp jdp’f; fjT f; fjT f; fjT f; fjT
Dans un article intitulé ‘Pas de porte à vendre’ (LCCP de nov.1999, no.20, p.4), nous avions évoqué le problème de démolition des vieilles maisons à Pondichéry.
La mondialisation devenue inexorable conduit à une spéculation immobilière croissante dans plusieurs Etats de l’Union Indienne. Et ce phénomène de destruction du patrimoine architec- tural a empiré depuis 25 ans. D’après les nouvelles paraissant de temps à autre dans les journaux locaux et les publicités sur Internet, si les anciens propriétaires se voient pratiquement obligés de vendre et de partir à la périphérie, ce n’est pas perdu pour le monde des affaires, aussi bien sur place qu’en Europe. Ainsi, entre autres objets antiques (sculptures, monnaies, etc.), on voit des portes d’entrée récupérées faisant l’objet de transactions très lucratives. Le phénomène est particu- lièrement criant au Rajasthan, Gujarat, Tamilnadu et à Pondichéry.
Avec la croissance naturelle de la population et surtout l’arrivée massive des gens des au- tres Etats de l’Union Indienne, le manque de terrains à bâtir à Pondichéry pousse les investisseurs, en majorité originaires de l’Inde du nord, à démolir les maisons traditionnelles qui donnaient jus- qu’à maintenant un cachet particulier au quartier désigné par le nom de ‘ville noire’.
A titre d’exemple, la porte d’une maison démolie, illustrée ci-contre, était mise en vente sur Internet pour 1500 euros, soit 90 000 roupies (à comparer avec le salaire mensuel d’un charpentier d’environ de 3000 roupies (50 euros).
Nous publions également, ci-dessous, pour comparaison, deux photos(*) d’une ancienne maison avec sa porte, visitée près de Bavâny, une ville moyenne située sur la rive droite de Câvéry, au sud de la retenue de Mettur (alias ‘Stanley reservoir’). On y voit l’architecture traditionnelle et adaptée aux besoins et à la culture des Ta- mouls: le ’thinnaï’ jpz;iz jpz;iz jpz;iz jpz;iz pour le repos des étrangers de passage, deux niches khlk;> khlk;> khlk;> khlk;> à droite et à gauche de la porte, pour loger les lampes éclairantes et la cour d’entrée Kw;wk;> Kw;wk;> Kw;wk;> Kw;wk;> pour divers usages (ici séchage du riz non décortiqué ney ney ney ney;);););).
Depuis quelques siècles, les puissances européennes qui pos- sédaient des colonies avaient rapporté plusieurs vestiges historiques de grande valeur constituant maintenant les vedettes de leurs musées natio- naux. Lors de conquêtes napoléoniennes en Europe, plusieurs œuvres d’art des nations conquises trouvèrent le chemin de la France. Nous sa- vons également que des particuliers de grande réputation n’ont pas pu ré- sister à la tentation de transférer illégalement des statues et des panneaux de bas-reliefs.
Aujourd’hui, on assiste à la spoliation des pays pauvres à une plus grande échelle, de manière plus ou moins illégale. C’est l’une des consé- quences de la mondialisation souhaitée par les chefs d’entreprise, les poli- tiques et les financiers internationaux. Malgré les arguments de réciproci- té avancés, il faut reconnaître que le patrimoine culturel des pays dits ‘du Sud’ (déjà émergents ou en devenir d’émergence) s’appauvrit. Réussira-t- on à contrecarrer ce mouvement?
M.Gobalakichenane
(*) noter les motifs centraux identiques des frontons, mieux visibles en détails par agrandissement.
Cercle Culturel des Pondichériens Lettre No 73
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Les articles de La Lettre du Cercle Culturel des Pondichériens (archivage depuis le No.3) sont sur :
http: //www.puduchery.org
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Photos M.Gobalakichenane, 2008
Photo Internet