Lettre du CCP n° 57
Sommaire
- — Papy Gandhi
- — Gandhi et la journée internationale de la non-violence
- — Râdâ de Rangoon par C.N. Annadurai
Numéro 57 de la Lettre du Cercle Culturel des Pondichériens — Septembre 2007.
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Papy Gandhi
Papy Gandhi,
Portant des lunettes,
Tenant une grande canne,
Sans cheveux sur la tête.
De grande taille,
La bouche édentée,
Le ventre aplati,
Le sourire éternel.
Une gentille moustache
Donnant toujours envie de l’admirer;
Papy sans maillot,
Au dhoti à demi replié.
Jamais il ne ment
Ni ne mange de viande,
Souriant même dans l’adversité,
Eclatant en amabilités.
La femme de Gandhi,
La gentille compagne Kasturi,
Douce comme le « boundi » sucré,
Formant un couple parfait.
Un vrai papy,
Le papy de tout le pays,
A bien y réfléchir,
J’aime aussi, ce papy.
Il a œuvré pour le pays,
Il a vécu pour le bien du peuple,
Sujet de belles chansons,
Le père de notre nation. Trad. Bavâny Danaradjou
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Gandhi et la journée internationale de la non-violence
Gandhi est né le 2 octobre 1869 et, lors des conflits qui secouèrent la nouvelle Inde et le nouveau Pakistan (dont il n’a jamais voulu la séparation), il fut assassiné le 30 janvier 1948. Lord Mountbatten et Nehru qui assistaient impuissants à des émeutes de plus en plus sanglantes tremblaient à l’idée que ce fût un musulman et soupirèrent de soulagement (!) en apprenant que c’était l’acte prémédité d’un fanatique brahmane appartenant à une organisation terroriste dont c’était la seconde tentative.
Après ses actions en Afrique du sud, Gandhi devint très célèbre en Inde d’avant la Grande guerre. Il imprima au parti Congrès une nouveau cachet d’action non-violente contre le puissant Empire britannique. Très populaire parmi les gens de toutes religions et de toutes castes, il était adoré partout. Nous publions un chant appelé ‘villuppattu’ (tpy;Yg;ghl;L tpy;Yg;ghl;L tpy;Yg;ghl;L tpy;Yg;ghl;L), accompagné d’udukkai (cLf;if), de tâlam (jhsk;) et de koudam (Flk;), que les bardes allaient chantant dans les villages reculés de l’extrême sud du pays tamoul pour rendre populaires l’homme et ses actions. Le célèbre comédien N.S.Krishnan a également chanté ainsi.
En hommage à son action originale au XXe s., les Nations Unies ont annoncé que le 2 octobre sera célébré comme journée internationale de la non-violence (ahimsa) . ISSN 1273-1048 No.57 Septembre 2007
Organe de Liaison des Ressortissants de l’Inde ex- française : Pondichéry, Karikal, Mahé, Yanaon (et Chandernagor)
Lettre du CERCLE CULTUREL DES PONDICHERIENS
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Rédaction : M.Gobalakichenane
22 Villa Boissière, 91400 Orsay, France
Email : ggobal@yahoo.com
Cercle Culturel des Pondichériens Lettre No 57
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Râdâ de Rangoon par C.N.Annadurai
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C.N.Annadurai (1909-1969), après de brillantes études universitaires, entra en politique en 1935, aux côtés de Périyar E.V.Ramassamy (ngupahH ngupahH ngupahH ngupahH), son gourou. Il milita activement dans le Mouvement pour le Respect de Soi pour briser l’étau de l’obscurantisme et des éléments réactionnaires (voir aussi LCCP nos. 29 et 45).
En 1949, il dut se séparer de Périyar et fonder un parti à lui, le Dravida Munnetrak Kajagam (jpuhtpl jpuhtpl jpuhtpl jpuhtpl Kd;Ndw;wf; fofk; Kd;Ndw;wf; fofk; Kd;Ndw;wf; fofk; Kd;Ndw;wf; fofk;), ou Parti Progressif Dravidien lequel, contre vents et marées, devint le parti le plus populaire du pays tamoul et remporta une victoire éclatante aux élections législatives de 1967 (1).
Alors qu’il était à l’apogée de sa gloire – il était Premier ministre (2) (Kjyikr;rH Kjyikr;rH Kjyikr;rH Kjyikr;rH) depuis 1967-, sa mort rapide survenue en 1969 à la suite d’un cancer de l’œsophage fut une perte irréparable pour le pays tamoul.
Annadurai passait pour le plus grand orateur que le pays tamoul eût jamais connu. Son éloquence était si captivante qu’elle était appréciée même par ses adversaires. Périyar lui décerna le titre d’ « Arignar » (mwpQH mwpQH mwpQH mwpQH) le savant). C’est sous le surnom d’Arignar, doublé du diminutif d’Anna (le frère aîné) qu’il se fit un nom, non seulement dans la vie politique, mais aussi dans la vie littéraire et artistique du pays tamoul.
Parmi toutes ses conférences, les deux les plus célèbres étaient celles qu’il fit à Madras (Chennai) et à Salem, le 9 février et le 14 mars 1943 respectivement, sur le Ramayana de Kambar. Il réfuta avec une grande maîtrise les arguments des protagonistes de cet ouvrage religieux. Il montra en particulier que le Ramayana, dans sa version originale, était une épopée, produit de la rivalité entre les deux civilisations (aryenne et dravidienne)…
Annadurai se considérait avant tout comme journaliste. Dès ses années d’étudiant, il faisait paraître assez régulièrement, sous des pseudonymes, des nouvelles et des contes dans divers journaux. En 1941, il fonda son propre hebdomadaire, le « Dravida Nadu » (Pays Dravidien jpuhtplehL jpuhtplehL jpuhtplehL jpuhtplehL). Sa plume trouva alors son plein emploi : innombrables étaient les essais, nouvelles, conte, romans et pièces de théâtre qui paraissaient à jet continu et qui trouvaient un grand accueil auprès du public. Cet hebdomadaire publia aussi tous ses discours et débats politiques, contribuant ainsi à l’expansion de son parti DMK (jpKf jpKf jpKf jpKf).
Ses écrits étaient tous porteurs d’idées d’avant-garde et poussaient le lecteur à réfléchir. Il faisait usage d’un style jusqu’alors inconnu dans les lettres tamoules, qui plaisait beaucoup aux étudiants et même aux autre écrivains. Il n’est pas exagéré de dire qu’il fut l’artisan de la renaissance littéraire tamoule au XXe siècle.
Annadurai donnait la première place au théâtre où il opéra une véritable révolution. Avant lui, le théâtre tamoul somnolait, malgré les efforts louables de quelques auteurs dramatiques pour le revigorer en introduisant des pièces à thème social. En effet, la mode était à l’époque soit aux sujets religieux et mythologiques qui maintenaient la masse dans l’ignorance et la superstition, soit aux plagiats de Shakespeare qu’un petit nombre de gens instruits dits de la haute société appréciait comme un agréable passe-temps.
Annadurai était le premier à oser décrire dans ses pièces les tares de la société tamoule. Il se proposait d’instruire la masse et d’éveiller son sens critique sur tous les problèmes sociaux. Sa devise n’était pas « l’art pour l’art mais plutôt « l’art au service du peuple ». Conscient de l’impact du théâtre, il se donna entièrement à cet art pour la propagation de ses idées rationalistes.
Les congrès de son parti se déroulaient généralement en deux jours. Le premier jour était consacré aux réformes sociales et le congrès s’intitulait alors : congrès pour le Respect de Soi (Rakupahij khehL Rakupahij khehL Rakupahij khehL Rakupahij khehL). Le deuxième jour, c’était le congrès politique. Chacune de ces deux journées se terminait par une pièce de théâtre écrite et jouée par Annadurai et ses compagnons. Le succès de ces performances était tel que Périyar lui-même disait : « un seul drame d’Annadurai vaut autant qu’une centaine de nos discours dans les meetings publics ».
Le succès d’Annadurai comme dramaturge tenait à son réalisme : chacune de ses pièces était une peinture de la société de son temps. Il poussait le réalisme jusque dans la langue qu’il employait : laissant de côté le style recherché des auteurs anciens, il utilisait le tamoul parlé, plus accessible au commun du peuple. C.N.Annadurai (1909-1969) Cercle Culturel des Pondichériens Lettre No 57 Page 3
Le plus célèbres de ses drames de fiction était « le dieu de la Justice tombe évanoui » (ePjp Njtd; kaf;fk; ePjp Njtd; kaf;fk; ePjp Njtd; kaf;fk; ePjp Njtd; kaf;fk;). Cette pièce en un acte, faisant suite à son débat sur le Ramayana consacra son surnom d’Arignar.
Pour atteindre un public encore plus grand Annadurai vit tout le parti qu’il pouvait tirer du cinéma qui était très en vogue dans le pays tamoul. Son drame social, la Servante (Ntiyf;fhup Ntiyf;fhup Ntiyf;fhup Ntiyf;fhup), qui tint la scène pendant un an à Tanjore fut porté à l’écran le 24 mai 1947 (1949?). Non seulement ce film connut un grand succès, mais il marqua aussi un grand tournant dans l’histoire du cinéma tamoul. Trois autres de ses pièces furent également portées à l’écran. Ainsi Annadurai prit en mains le cinéma en y plaçant des acteurs membres de son parti qui y devinrent très populaires.
Il n’est pas exagéré de dire que le succès éclatant du DMK aux élections législatives de 1967 était dû pour une part à cette mainmise sur le cinéma.
C.N.Annadurai écrivit une dizaine de romans et un grand nombre de contes. C’étaient tous des peintures réalistes de la société de son temps. Il avait le mérite de traiter des thèmes auxquels aucun écrivain avant lui n’osait toucher. Mettant à nu les tares de la société tamoule, il ne se contenta pas seulement de critiquer. Son œuvre était également constructive ; elle reflétait les idées rationalistes pour lesquelles luttait son parti :
l’abolition du système des castes institué au nom de la religion ;
l’établissement d’un régime démocratique qui supprimerait l’exploitation d’une classe par une autre et qui
mettrait en pratique le principe : tout pour tous !
- l’instruction et l’émancipation des femmes, de manière à les rendre plus conscientes de leurs droits et à les
pousser à prendre une part active dans la société.
Le roman « Râdâ de Rangoon » parut longtemps en feuilleton dans son hebdomadaire «Dravida Nadu» entre 1944 et 1948. Il fut ensuite publié en recueil vers 1950 et réédité plusieurs fois.
Ce roman est l’histoire d’une femme qui, victime de la cruauté de son mari, quitte le domicile conjugal dans des circonstances sortant de l’ordinaire.
Vingt ans après, elle revient de Rangoon, mère d’une jeune fille nommée Râdâ (d’où le titre du roman) et concubine d’un ivrogne invétéré.
Le hasard le met en présence de son fils du premier lit à qui elle raconte toute son histoire, non pour se justifier, mais pour soulager son cœur.
Le fils à qui on a toujours dit que sa mère était morte de variole alors qu’il était bébé ne peut y croire. Il souffre de ne pouvoir déclarer ouvertement qu’elle est sa mère : le scandale rejaillirait sur toute la famille.
Il ne peut pas punir non plus le vrai coupable qui se trouve être son père. Il se consacre alors à empêcher le monde de mépriser sa demi-sœur et de la rejeter comme une fille d’ « adultère ». Il trouve auprès de son ami l’appui souhaité : ce dernier, faisant fi des préjugés sociaux, épouse Râdâ.
L’auteur préconisait ainsi le mariage inter-caste comme solution pour obtenir une société égalitaire, en attendant la maturité des esprits, une loi gouvernementale abolissant les castes et son application effective.
Ce roman était l’occasion pour l’auteur de passer au crible de la raison les superstitions et les fausses croyances : la possession du diable (qui aurait une prédilection pour les femmes) et les pujas des sorciers qui prétendaient le chasser, l’horoscope et les prédictions aberrantes des astrologues, la magie et l’alchimie et leur prétendu pouvoir extraordinaire, à condition de faire un sacrifice humain à la déesse-mère, le fanatisme et la foi aveugle des faible d’esprit dans les paroles des religieux, etc.
Le romancier faisait d’une femme « ayant glissé du droit chemin et ayant perdu son honneur » le personnage principal de son récit. C’est en cela que consistait son audace : il choquait l’opinion en allant à l’encontre de la bienséance et de l’éthique littéraire qui voulaient qu’on ne fît pas de littérature sur un tel sujet.
Malheureusement cette audace ne se voyait plus dans le film qui fut tiré du même roman…Le scénario
s’écartait trop du texte original, perdant beaucoup de l’intérêt qu’avait suscité le roman, ce fut un échec.
Léonce Cadélis
NdlR (1) : Depuis, le Congrès n’a jamais pu revenir au pouvoir au Tamil Nadu (2007 est le 40ème anniversaire de ces
élections victorieuses). NdlR (2) : Ou plutôt Ministre-en-chef (Chief Minister) pour l’Etat du Tamil Nadu. La Birmanie, les Birmans et les Tamouls
Depuis les derniers jours de septembre de 2007, des nouvelles sur la Birmanie paraissent de plus en plus nombreuses dans les média du monde entier. Complètement isolé depuis quarante ans environ, ce pays n’est fréquen- té que par de rares touristes et par des investisseurs possédant là-bas des intérêts importants.
Grand comme une fois et demi la France, ce pays surtout montagneux est peuplé d’environ 48 millions d’ha- bitants, dont 70% de Birmans (Bamars), le reste étant constitué d’un très grand nombre de minorités ethniques, comme d’ailleurs au Vietnam, au Laos, en Thailande et même à l’est de l’Union indienne.
Pendant longtemps, il a été considéré comme un paradis : pays d’or « swarna bhumi » (RtHz ©kp RtHz ©kp RtHz ©kp RtHz ©kp). Ses ha- bitants menaient une vie bien tranquille, pratiquant fidèlement leur foi bouddhique « Théravada » (Hinayana) de tolé- rance et de compassion, dans une région naturellement fertile qui ne leur posait pas de problème de subsistance : des rizières étendues, des pierres précieuses et d’autres ressources naturelles en abondance. Le peuple est doux, droit et honnête, aimable et respectueux envers les moines ; les jeunes respectent les sages et les parents. La famille reste sou- dée et pratique le « dhamma » : écoute du bon enseignement, gain pour la pratique correcte du devoir et réalisation de bonnes oeuvres. La société birmane ne connait pas le système de castes. Dès avant l’âge de dix ans, un garçon birman passe une semaine de vie monastique (‘shin pyu’) avec le tête rasée, mendiant et écoutant la bonne parole des moines. Pour une fille, on pratique le perçage des oreilles avec une aiguille en or (‘natwin’) dans une ambiance strictement so- ciale et non religieuse.
Le statut des Birmanes a toujours été supérieur à celui qu’on connaît généralement ailleurs. Portant souvent un collier de fleurs autour de leur chevelure, douces malgré l’apparence, elles sont considérées comme partenaires des hommes et occupent aussi des postes d’administration locale importants. Lorsque les Britanniques voulurent, en 1927, leur refuser le droit de se présenter aux élections, elles se révoltèrent sous la conduite de Daw Mya Sein. La femme est protégée, respectée et honorée. Un temple est érigé en l’honneur de la mère aux environs de Mandalay, où les gens viennent méditer et exprimer leur profonde gratitude à l’amour maternel. Dans la législation actuelle, les droits des femmes birmanes sont étendus aux femmes bengalies, chinoises, hindies et tamoules.
Les Britanniques qui avaient poussé leur conquête des Indes de plus en plus vers l’est, firent trois guerres contre les Birmans (en 1822, 1852 et 1886) et conquérirent la côte, le sud deltaïque et le nord intérieur du pays. Après 64 ans, celui-ci put recouvrer son indépendance en 1948, après une résistance farouche conduite par Aung San, père de la résistante actuelle prix Nobel Suu Ky, et suite aux évolutions politiques après la Seconde Guerre mondiale.
Ce pays n’était pas inconnu des Tamouls : le poème de l’époque Sangam, Pattinappalai, (gl;bdg;ghiy
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datant de presque deux mille ans, évoque (v.191) les marchandises de ce pays ‘<oj; JzTk;
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L’Inde était en relations étroites avec ce pays converti au bouddhisme par des moines partis de ses côtes et peut-être
aussi par voie de terre au nord, comme le pensent certains spécialistes. A l’époque des Cholas impériaux (Xe-XIIe s.),
le commerce maritime important faisait du golfe de Bengale une mer « méditerranéenne tamoule ». L’hindouisme re-
naissant de cette époque se prolongeant plus tard dans le Deccan, ces relations s’amenuisirent peu à peu alors que se
renforcèrent les relations diplomatiques et religieuses de la Birmanie avec le Srilanka.
Au XIXe siècle, les autorités britanniques ayant besoin de main d’oeuvre pour la mise en exploitation de la plaine d’Irrawaddy, on assiste à une importante immigration tamoule. Il s’agit essentiellement de travailleurs agricoles « coolies » ; mais des fonctionnaires civils nécessaires à l’administration britannique sont également présents dans les chemins de fer et le service des postes, ainsi que de petits commerçants. Et le besoin de crédit du petit peuple fait venir des prêteurs d’argent Chettiars (nrl;bahH nrl;bahH nrl;bahH nrl;bahH ) ou Nagarattars (efuj;jhH efuj;jhH efuj;jhH efuj;jhH), originaires du Chettinad du pays tamoul.
Cette immigration croissante, à partir des années de famine 1870, est rendue facile parce que, jusqu’en 1937, la Birmanie faisait administrativement partie de l’Inde britannique. Elle atteint le maximum vers 1930 pour baisser en- suite en raison de la grande dépression économique mondiale, de l’invasion japonaise en décembre 1941 – évoquée dans le célèbre film tamoul Parasakthi (guhrf;jp guhrf;jp guhrf;jp guhrf;jp) -. Après l’indépendance du pays en 1948, les Chettiars opulents quittèrent l’Union de Birmanie pour se reconvertir dans le pays tamoul en banquiers et entrepreneurs de la première époque. Le coup d’état de 1962 fera partir encore plusieurs dizaines de milliers : il doit rester actuellement entre 50000 et 100000 Tamouls environ, nombre presque équivalent aux Franco-pondichériens en France.
Malgré les difficultés d’aujourd’hui, les Tamouls vivant là-bas ne connaissent pas de castes, tout comme les Birmans. Ceux parmi eux qui sont peu riches et bien intégrés dans la société birmane sont considérés légalement comme égaux. Leur association organise annuellement la fête de Pongal (nghq;fy; nghq;fy; nghq;fy; nghq;fy;) et publie des journaux tamouls.
Certains Franco-pondichériens se remémoreront un environnement économique et une situation analogues
vécus en Indochine et aussi l’importation à Pondichéry du riz birman durant le blocus économique imposé en 1950-53
par le gouvernement de l’Union indienne.
M.Gobalakichenane
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