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CCP

Cercle Culturel des Pondichériens

Histoire, culture et patrimoine des anciens comptoirs français de l'Inde

Lettre du CCP n° 53

Septembre 2006

Sommaire

  • — Juste pour toi ?
  • — Cri pour la justice sociale
  • — Le Râmâyana en Annam et au Laos
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Numéro 53 de la Lettre du Cercle Culturel des Pondichériens — Septembre 2006.

       

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Juste pour toi ?
 A manger juste pour toi ?
Cela t’étoufferait que tous les pauvres mangent ? Une literie douce juste pour toi ? Et des tas d’ordures pour tous les pauvres ?

Une villa spacieuse juste pour toi ? Serait-ce péché que tous les pauvres y entrent ? Des propriétés terriennes juste pour toi ? Le monde s’écroulerait-il que les pauvres aient ce

droit ?

La terre ne peut-elle tourner qu’entre tes mains ? La nature s’effrayerait-elle que les pauvres

aient ce droit ? Chasse donc ces inégalités, causes des troubles ! Réduis donc en poussière ces discriminations !

Tamij Oli (Tâmarai, Sep-Oct 1995) trad.par D.Krishnaraj                                Cri pour la justice sociale

La démocratie fonctionne bien en Union indienne, selon les Etats, et beaucoup mieux que l’on veut bien admettre en Occident. La liberté d’opinion et de presse n’y est pas un vain mot. Certaines critiques du gouvernement et des politiques dépassent même ce que l’on pourrait imaginer en France et en Europe. L’économiste Amartya Sen, Prix Nobel, relevant cet aspect rappelle que cette pratique ne doit pas seulement à l’influence britannique auquel cas quelques autres pays du célèbre empire (qui ne voyait pas le soleil se coucher) devraient également la connaître. Mais elle est due aussi et surtout à sa propre histoire: conseils bouddhiques, conseils de villages « panchâyats » (cf.Le Courrier International -The Economist – Hors Série no.14, déc.2005).

De même, le combat contre le système des castes ne date pas de l’époque de Macaulay qui avait institué l’éducation à l’anglaise des sujets Indiens. Outre que ce système était diversement suivi dans les différentes régions du sous-continent indien, la révolte contre cette pratique hindoue a toujours existé, en ce qui concerne le Tamilnadu (où sont situés Pondichéry et Karikal, ex-comptoirs français) : Kapilar (6 6 6 6) dès le Moyen Âge, les « Sittars » (  6   6   6   6) durant tout le deuxième millénaire), Ramalingaswâmi ( 7"   7"   7"   7" ) au XIXè s. Aux XVIIè et XVIIIè s., l’Europe a essayé de comprendre les lointaines cultures de l’Orient (et de l’Extrême-Orient); mais, le XIXè s. a malheureusement balayé et occulté presque tous les aspects positifs, pour ne retenir que certains clichés.

Ainsi, dans la lignée de Bâradiyâr (  ! 6   ! 6   ! 6   ! 6), au cri semblable à celui de l’Abbé Pierre évoqué dans notre LCCP no.33, et surtout de Bâradidâssane (               ), originaire de Pondichéry, nous présentons aujourd’hui un court poème simple d’un autre auteur contemporain beaucoup moins connu, Tamij Oli ( / / / /). De son vrai nom Vijayarangam, il est né à Âdour, près Kurinjippâdy, à 30 km environ au sud-ouest de Pondichéry. Remarqué très jeune pour ses capacités poétiques, il a été attiré par les idées révolutionnaires de Bâradidâssane dont on retrouve la grande influence dans ses œuvres signées sous le nom de plume de Tamij Oli. Il est mort en 1965 à Pondichéry.

M.Gobalakichenane ISSN 1273-1048 No. 53

Septembre 2006


Organe de Liaison des Ressortissants de l’Inde ex- française : Pondichéry, Karikal, Mahé, Yanaon (et Chandernagor)

Lettre du CERCLE CULTUREL DES PONDICHERIENS


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Rédaction : M.Gobalakichenane, 22 Villa Boissière,
91400 Orsay, France Email: ggobal@yahoo.com Cercle Culturel des Pondichériens Lettre No 53 Page 1 Cercle Culturel des Pondichériens Lettre No 53 Page 2 Le Râmâyana en Annam et au Laos  8 " 8  !   8 " 8  !   8 " 8  !   8 " 8  ! 

Le Râmâyana de Vâlmîki est bien connu, grâce aux nombreuses traductions faites par des spécialistes du sanskrit de divers pays occidentaux dans plusieurs langues européennes.

En Asie du sud-est, la légende de Râmâyana se retrouve sous plusieurs versions (cf. LCCP no.20 de juin 1998), souvent avec des caractères différents et adaptés aux coutumes locales.

EN ANNAM

M.Edouard Huber, Professeur de chinois à l’Ecole française d’Extrême-Orient, présente ainsi la Légende du Râmâyana en Annam (Bulletin de l’EFEO, Tome V, 1905, p.168).

“Elle est racontée en quelques lignes, sous le titre (caractères mandarins) “Le Roi des Démons”, dans une collection de légendes historiques annamites, le Linh nam trich quai (c.mand.). La dernière rédaction de cet ouvrage ne paraît guère remonter au-delà de l’avant-dernier siècle, puisqu’il mentionne des événements qui se passèrent sous la dynastie des Lê. Les copies en sont nombreuses, mais leur contenu n’est pas toujours le même, des morceaux ayant été ajoutés dans celle-ci ou retranchés dans celle-là.

“Dans la légende annamite, Râma et Sîtâ reçoivent des noms de fantaisie; mais Daçaratha et Râvana sont exactement désignés, le premier par son nom “Dix-Chars”, le second par une de ses épithètes fréquentes, “Dix têtes”, Daçânana. Le narrateur annamite localise la légende au Campâ et c’est une raison de croire qu’il ne faut pas chercher son origine dans un des Daçarathajâtaka du canon bouddhique chinois, mais qu’elle est le lointain écho de ce qui a dû être l’épopée nationale des Chams, aujourd’hui perdue.

“Jadis il y avait en dehors des frontières de l’Annam et de l’Au-lac (c.mand.) un royaume appelé le royaume de Diêu-nghiêm. Le roi de ce royaume était appelé le roi des Démons ou bien le roi Trang-minh (c.mand.), ou encore le roi Daçânana, (c.mand.“Dix- Têtes”). Au Nord de son royaume se trouvait le -tinh (c.mand.), où régnait le roi Daçaratha (c.mand.“Dix-Chars”). Le prince héritier, fils du roi, s’appelait Chung-Tu (c.mand.); il avait une femme, qui s’appelait la princesse Bach-Tinh (c.mand.). Elle était d’une beauté éclatante et n’avait guère de pareille sur la terre. Le roi des Démons la vit et s’éprit d’elle. Il envahit avec une armée le royaume de Hô-tôn-tinh, s’empara de la princesse et la ramena chez lui. Le prince Chung-Tu, enflammé de colère, se mit à la tête d’une armée de singes. Les singes se frayèrent une route en comblant la mer avec des montagnes arrachées; le royaume de Diêu- nghiêm fut conquis et le roi des Démons tué. On ramena la princesse Bach-Tinh dans son pays.

“La nation des Hô-tôn-tinh était d’une race simiesque et les Chams actuels sont leurs descendants.”

AU LAOS

Voici la présentation par M.Henri Deydier, membre de l’EFEO, de la Légende du Râmâyana au Laos ou la Réhabilitation de Râvana (Comptes rendus de l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, Année 1954, pp.130- 135).

“…Malgré l’important travail de Louis Finot, publié en 1917, la littérature laotienne est encore très mal connue. Préparant le catalogue des textes conservés dans les pagodes de Vientiane, je trouvai en 1950 un manuscrit gravé sur feuilles de lataniers intitulé “P’un P’ra Lak P’ra Lam”, histoire de Laksmana et de Râma. Un rapide examen me prouva que j’étais en présence d’une véritable rédaction locale du Râmâyana.

“Dans le Haut-Laos, près de la frontière de Yunnan, j’eus la bonne fortune de découvrir presque simultanément trois autres textes intitulés: Tualapi (sk.Dundunbhi); P’ommacak (sk.Brahmacakra); Lankanoy (Le petit Lanka). Ces textes, différents les uns des autres, montraient de plus de très profondes divergences avec le P’ra Lak P’ra Lam et prouvaient que le Laos avait conservé quatre versions inconnues du Râmâyana.

“Tout d’abord, le P’ra Lak P’ra Lam nous fournit des éléments nouveaux pour l’histoire du Râmâyana proprement, et il nous montre comment une légende étrangère a été absorbée, assimilée et modifiée au point de devenir une véritable épopée locale.

“La première chose qui frappe un indianiste est le peu d’importance accordée au héros du poème classique de Vâlmîki. Râmâ n’est qu’un personnage falot, ne jouant qu’un rôle épisodique dans une histoire à laquelle il semble tout à fait étranger. Les deux acteurs principaux sont Râvana et Sîtâ. Royaume de Champa (Carte Musée Guimet) Cercle Culturel des Pondichériens Lettre No 53 Page 3

“Le texte se divise en deux parties égales…La première est d’une importance primordiale pour l’étude des coutumes laotiennes et de la géographie folklorique du Mékong….Dans la seconde partie, le premier chapitre prouve l’origine extra-valmikienne du texte laotien puisque Sîtâ est la fille de Râvana…Tout au long de l’histoire, Râvana n’a qu’une tête et deux bras, il ne revêt jamais la forme terrible à laquelle nous a habitués le poème de Vâlmîki…

“Quelles sont donc les sources de ce texte laotien ?…Etant donné l’importance de la pénétration khmère du VIIè au XIIè siècle dans ces régions, on était en droit de supposer que le P’ra Lak P’ra Lam était directement inspiré de la version cambodgienne connue sous le nom de Râma Kirti. Les différences entre les deux textes sont telles qu’il faut admettre une autre explication…

“Les versions du Nord Laos, P’ommacak, Lanka-noy et Tualaphi n’ont aucun rapport avec le P’ra Lak P’ra Lam, si ce n’est le thème de la naissance de Sîtâ qui prouve qu’elles appartiennent toutes à un cycle extra-valmikien.

“Ce texte de P’ommacak, en particulier, possède un certain nombre de motifs qui n’existent que dans certaines recensions bengalies du Râmâyana. L’histoire de P’ommacak est rédigée en langue T’ai Lu…Paul Pelliot a prouvé depuis longtemps que les rapports entre l’Inde et la Chine par la route de terre ont été constants pendant des siècles et particulièrement actifs entre les VIIIe et XIIIe siècles. Il n’y a donc pas lieu de s’étonner que les populations riveraines de cette route aient reçu des influences directes de l’Inde, soit par l’Etat de Manipur et la Haute- Birmanie, soit par l’Assam. L’existence de deux leçons différentes du Râmâyana chez les T’ai Lu en est la preuve.

“Cette constatation est d’une importance capitale pour l’histoire des influences indiennes dans l’Asie du Sud-Est, car elle ouvre des perspectives nouvelles sur l’hindouisation des T’ai avant leurs contacts avec les Khmers et les Mon qui avaient reçu la culture indienne par la voie de mer.

“Nombre d’auteurs dramatiques indiens qui ont puisé leur inspiration dans le Râmâyana nous présentent des thèmes identiques à ceux conservés dans le P’ra Lak P’ra Lam. Il existait dans l’Inde même des leçons populaires très différentes de celle de Vâlmîki. Elles tombèrent peu à peu dans l’oubli à cause de la popularité grandissante du poème de Vâlmîki. L’intérêt du texte laotien est donc de nous donner une idée de ce qu’était la légende populaire de Râvana et de Sîtâ.

“…Le P’ra Lak P’ra Lam est une œuvre rédigée en laotien. Ce texte n’est pas la traduction banale d’une œuvre étrangère. Le rédacteur s’est inspiré d’une légende qui avait été rendue populaire par le théâtre ou la pantomime.

“Contrairement aux leçons javanaises, malaises, khmères ou siamoises qui, bien qu’étant extra-valmikiennes, gardent un aspect indien, en particulier dans les noms géographiques, la version laotienne est une épopée nationale.

“Tout d’abord le cadre extérieur n’est plus l’Inde, mais le Laos. Nous avons là un véritable recueil de folklore géographique… Les gens du village voisin d’un site ou d’un cours d’eau mentionné dans le P’ra Lak P’ra Lam m’ont expliqué que cette rivière ou cette montagne avait été crée lors de tel ou tel combat de Râma ou de Râvana.

“Le même phénomène d’adaptation se remarque dans la description des coutumes. Râvana et Râma se conduisent comme des princes laotiens. Les rites et les cérémonies décrits dans le texte : procession d’éléphants ou de statues, cortège royal, danses des génies, aspersions rituelles, existent encore et actuellement.

“…Pourquoi dans les textes laotiens du P’ra Lak P’ra Lam, Tualapi et plus particulièrement dans le P’ommacak, Râvana le noir, le rôdeur des nuits, le monstre immonde du poème valmikien, est-il si souvent présenté sous un jour plus favorable que dans le poème de Vâlmîki ? L’explication m’a été donnée au Palais royal de Luang-Prabang par le jeu d’un jeune Laotienne incarnant Sîtâ.

“La scène dansée illustrait l’enlèvement de Sîtâ par Râvana. Alors que dans le théâtre cambodgien, siamois ou indien, Sîtâ est effrayée, larmoyante, à Luang-Prabang, la jeune fille , bien que réservée devant les offres de Râvana, montrait nettement qu’elle n’était pas insensible aux paroles de son ravisseur. Incontestablement, elle était attirée par le roi de Lanka et en semblait heureuse. Les spectateurs laotiens encourageaient Râvana à enlever Sîtâ et tous semblaient satisfaits de cet enlèvement.

“Cette réaction choquante de la foule et de l’actrice pour les esprits imbus du poème valmikien devient d’une limpidité étonnante lorsque l’on sait que le rapt est l’une des formes les plus populaires du mariage chez les populations T’ai. Couverture du Sinxay lao Le Tamoul et le Sanskrit     9& ,  9& ,  9& ,  9& , 

Nous donnons ci-dessous quelques extraits de l’interview du grand érudit T.V.Gopala Iyer ( :”:    :”:    :”:    :”:    ;!6 ;!6 ;!6 ;!6) répondant aux questions sur le Sanskrit et le Tamoul..

  • Le Sanskrit est considéré comme une langue morte. Pensez-vous que le Tamoul subira un sort pareil?

Le Sanskrit n’est pas une langue parlée. Son nom signifie langue qui a été polie. Les savants de l’Antiquité l’ont créé pour s’échanger leur culture. Il est à souligner ici que ceux qui ont adopté et développé le plus le Sanskrit sont les Tamouls ( 6 6 6 6). Par exemple, pour expliquer les Upanishads, Vyâsar a composé le Brahmasûtra. Et ceux qui ont écrit les commentaires pour ce dernier sont des Tamouls comme Sankara, Madhva, Râmanuja, Srikanda et Sripathi Pandita Ârâtya. Remarquez que je range Sankara et Madhva parmi les Tamouls, car, à leur époque, il n’y avait pas de distinction comme le Malayalam et le Kannada.

En ce qui concerne le Tamoul, bien que ce soit une langue classique, il reste une langue parlée. Selon l’époque, il pourrait subir quelques transformations dans son usage; mais, il n’y a pas de raison de craindre sa disparition.

  • Alors le futur du Tamoul ?

Ce n’est pas réjouissant. Cela pourrait paraître contradictoire. La nature spécifi- que du Tamoul en fait une langue éternelle. Mais, alors qu’on crie partout “Tamoul, Tamoul”, les Tamouls n’ont, par contre, qu’un très faible penchant pour leur langue. L’enseignement du Tamoul est devenu comme le “Fast Food”. En prétextant l’encou- ragement à l’apprentissage de cette langue, on a, de fait, simplifié outre mesure son enseignement. Les “docteurs M.A., Ph.D.” d’aujourd’hui sont pour la moitié licenciés en Tamoul; mais, ils ont peu de vraie connaissance de cette langue. Cette carence doit être imputée au système d’éducation actuel.

De plus, dans les écoles primaires, c’est l’enseignement d’une langue “non maternelle” qui est courant. La folie pour l’Anglais est criante. Et les enfants en souffrent beaucoup. Et la connaissance de l’Anglais reste partielle.

Pour changer ceci, tous les différents acteurs tels que les savants et universitaires tamouls, les hommes politi- ques et les parents devraient coopérer et redoubler d’efforts . T.V.Gopala Iyer (Ecole Française d’Extrême-Orient, Pondichéry, “Amudhasurabi”, novembre 2005)
Cercle Culturel des Pondichériens Lettre No 53 Page 4 InternetInternetInternet***** Internet***** Internet Les articles de La Lettre du Cercle Culturel des Pondichériens (archivage depuis le No.17) sont sur :
http: //www.puduchery.org

“J’ai déjà souligné le peu d’importance de Râma dans le P’ra Lak P’ra Lam. Cette scène ne faisait que le confir- mer. Le véritable époux de Sîtâ, c’est Râvana, puisqu’il l’enlève…De ce fait, tout l’aspect amoral de l’histoire est détruit et Râvana est considéré comme un parfait gentilhomme.

“Déjà, à plusieurs reprises, de nombreux savants indiens ont tenté de rechercher dans le texte de Vâlmîki les contradictions concernant le rôle de Râvana. De son côté, M.Filliozat a signalé que parfois Râvana était considéré comme un personnage bénéfique. Le texte laotien nous fournit donc encore un document important à joindre au dos- sier que l’on pourrait intituler : la réhabilitation de Râvana.”

Citons également une autre œuvre très connue au Laos : le Sinxay, de Pangkham, qui s’inspire aussi du Râ- mâyana, mais présente beaucoup de différences.

Et dans le sud de l’Inde en général, on connaît des versions de Râmâyanâ en langues dravidiennes. Au Tamil- nadu, en particulier, le Kamba Râmâyanam (  !    !    !    ! ) qui, comme son nom l’indique, est l’adaptation du poète tamoul Kambar (11è siècle environ), constitue l’un des joyaux de la littérature tamoule. Le poète, outre qu’il nativise tout le récit, dépeint Râvana, tel l’auteur de la leçon du Laos, comme un caractère sympathique et chevaleres- que.

Rappelons à propos que, depuis plusieurs décennies, des « Kamban Kajagam » (   ) se sont constitués dans presque toutes les villes du Tamilnadu (     ), pour célèbrer cette oeuvre tamoule par une Jour- née annuelle de « Kamban Vijâ » (" " " " ). Depuis trois ans, on la célèbre dans la banlieue parisienne. Documents rassemblés par M.Gobalakichenane T.V.Gopala Iyer