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CCP

Cercle Culturel des Pondichériens

Histoire, culture et patrimoine des anciens comptoirs français de l'Inde

Lettre du CCP n° 103

Mars 2019

Sommaire

  • — Illusion ou Réalité ?
  • — La question de Bâradiyâr
  • — La mort d’Haïder Ali durant l’attente de Bussy, relatée par Tippou Sultan
  • — Le mariage de Tirouvengadappillai IV en 1791 à Pondichéry
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Numéro 103 de la Lettre du Cercle Culturel des Pondichériens — Mars 2019.

Lettre du ISSN 1273-1048 CERCLE CULTUREL DES எண்ணம்‌ அழகானால்‌ PONDICHERIENS No ° 1 03

. . Mars 2019 . . . புது ச்சேரியர்‌ கலை ம னற Organe de Liaison des எலலாம அழகாகும்‌ . Ressortissants de l’Inde ex- LOL_6Ù française : Pondichéry, , . . Karikal, Mahé, Yanaon Rédaction: M.Gobalakichenane (et Chandernagor)

22 Villa Boissière, 91400 Orsay, France Email : ggobal@yahoo.com

பாரதியாரின்‌ கேள்வி La question de Bâradiyâr

Le grand poète tamoul Bâradiyâr a vécu en tant que réfugié politique à Pondichéry pendant dix ans, de 1908 à 1918. Il y a composé de très nombreux poèmes patriotiques et novateurs. Déjà, avant d’accueillir le militant bengali Aurobindo à Pondichéry le 4 avril 1910, Bâradiyäâr avait pris l’habitude d’aller méditer sur la plage qui était alors encore de sable. Puis il avait aussi eu plusieurs conversations philosophiques avec Aurobindo devenu mystique, tout en fréquentant activement les ‘sittars’ tamouls (cf. LCCP 55 et 77) locaux de son époque qu’il chérissait.

Nous publions l’une de ses compositions philosophiques, dont le regretté Franco-pondichérien A.Vaïti a laissé une traduction française.

M. Gobalakichenane பொய்யோ மெய்யோ? Illusion ou Réalité ? நிற்பதுவே நடப்பதுவே பறப்பதுவே Ô créatures restant debout, rampantes ou 811608 நீங்களெல்லாம்‌ Etes-vous des rêves ou des apparences சொற்பனந்தானோ? பல தோற்ற மயக்கங்களோ ? trompeuses ? கற்பதுவே கேட்பதுவே கருதுவதே Ce qu l’on apprend, on entend, on pense, நீங்களெல்லாம்‌ Est-ce une simple illusion? Dénué de substance அற்ப மாயைகளோ உம்முள்‌ ஆழ்ந்த valable? பொருளில்லையோ 2 | வானகமே இளவெயிலே மரச்செறிவே 09 ciel, doux soleil, rangée d’arbres நீங்களெல்லாம்‌ Etes-vous l’eau du mirage? Ou une erreur de கானல்‌ நீரோ? வெறுங்காட்சிப்‌ பிழைதானோ? perception? போனதெல்லாம்‌ கனவினைபோற்‌ புதைந்தழிந்தே Tout le passé s’évaporant comme un rêve, போனதினால்‌ Suis-je même un rêve ? Ce monde est-il irréel? நானுமோர்‌ கனவோ? இந்த ஞாலமும்‌ பொய்தானோ? சோலையிலே மரங்களெல்லாம்‌ தோன்றுவதோர்‌ 19 arbres d’un jardin sont issus d’une graine, விதையிலென்றால்‌ Le jardin lui-même serait irréel? Ferait-il partie சோலை பொய்யாமோ? இதைச்‌ சொல்லொடு du langage? சேர்ப்பாரோ?

Si tout ce qui est visible est voué à disparaître, pouvez-vous voir tout ce qui a disparu? Dans l’inutile irréel le destin peut-il

காண்ப தெல்லாம்‌ மறையு மென்றால்‌ மறைந்ததெல்லாம்‌ காண்ப மன்றோ?

© e e e e வீண்படு பொய்யிலே நித்தம்‌ விதி constamment oeuvrer?

. தொடர்ந்‌ திடுமோ? . |. Tusens la réalité dans ce que tu perçois காண்பதுவே உறுதிகண்டோம்‌ காண்பதல்லால்‌ ட; . Et non dans ce qui est imperceptible உறுதியில்லை

ச ச ள்‌ உட. . ன்‌ . L ti t Sakti (E 1 tte visi காண்பது சக்தியாம்‌ இந்தக்‌ காட்சி நித்தியமாம்‌. a perception est Sakti (Energie), cette vision est permanente.

பாரதியார்‌ (1882-1921) Bâradiyâr (7rad.A.Vaïti)

P 1 Cercle Culturel des Pondichériens Lettre No 103 18e

La mort d’Haïder Ali durant l’attente de Bussy, relatée par Tippou Sultan

புசி-யைக்‌ காத்திருந்த ஐதர்‌ அலியின்‌ இறப்பு பற்றித்‌ திப்பு சுல்தான்‌

Si l’Hindoustan (Inde du Nord) était acquis aux Anglais dès la victoire de R.Clive à Plassey en 1757, pendant la guerre de Sept ans, le Dekkan (Inde du Sud) restait encore indépendant. La mort d’Haïder Ali en 1782 et l’arrivée trop tardive du corps expéditionnaire de Bussy vieillissant, pendant la guerre d’Indépendance américaine en 1783, devaient favoriser les Anglais qui eurent à combattre jusqu’en 1799 pour arriver à leur fin. Nous publions des extraits des mémoires de Tippou Sultan (dans le style de l’époque), relatant les derniers jours de son père Haïder Ali.

«La possession [en 1782] de Trinquemale [Trincomalé] ர | donnait aux Français l’empire des mers du Coromandel. Cependant RÉVOLUTIONS DE L’INDE l’amiral Suffren, ne se croyant pas en sûreté dans cette baye, fut] PENDANT LE DIX-HUITIÈME sièCLE, passer la saison la plus rude de l’hivernage au port d’Achem, à ov l’extrémité septentrionale de l’île de Sumatra. MÉMOIRES DE TYPOO-ZAËB,

Après 1௦ départ de la flotte britannique, les habitans de Madras s’étaient enfin procuré des secours du Bengale; mais avant qu’ils arrivassent, la famine avait exercé pendant trois mois les ravages les mass plus affreux des portes de Madras aux rives du Cavéri. L’argent| ps உட FANTIN-DESODOARDS, était alors inutile pour se procurer des comestibles. La compagnie fit citoyen français. les plus grands, les plus généreux sacrifices; mais c’était un peuple| TOME SECOND. entier qu’il fallait secourir et la meilleure volonté ne pouvait pas ——— faire naître des subsistances qui n’existaient pas. De toutes les

SULTAN DU MAISSOUR,

Écrits par lui-même , et traduits de La langue indostané;

A PARIS, calamités auxquelles la vie humaine est sujette, la famine est| ஷீ uns Bn1DEL, à smvarmmnis se 20௭10௧, assurément le fléau qui s’attache le plus directement au cœur de me l’homme et qui, nivelant toutes les conditions, place கே 1 Mont de Moore impérieusement le riche orgueilleux à côté de l’humble indigent. M. DCC XOVL ௩௯ 1.)

Les villes et les campagnes étaient remplis de morts et de mourans; il périssait tous les jours au moins deux cents Hindous dans la ville et les faubourgs de Madras. Les Anglais et les Musulmans se substantaient (sic) en mangeant de la chair des animaux, qu’il n’était pas impossible de se procurer; mais les naturels du pays, attachés aux préceptes de leur religion, qui leur interdisent l’usage de la chair et du poisson, donnaient un rare exemple de résignation et de courage. Ils périssaient par milliers au milieu du jardin même de l’Inde, sans murmure, sans sédition, et presque sans se plaindre.

Les établissements français furent exempts du fléau qui désolait les Anglais, tant parce que la flotte française s’était rendue maîtresse de presque tous les navires vivriers que les Anglais faisaient venir de Calcutta, que parce qu’Heyder leur fournissait des subsistances qu’il tirait du pays soumis à sa domination.

Les événements de la guerre semblaient avoir éteint, ou du moins extrêmement assoupi l’esprit turbulent d’ambition qui jusqu’alors animait la compagnie anglaise. Le conseil suprême du Bengale mettait autant d’adresse à cimenter la paix avec le souba du Dékan et les Marattes, que quelque temps auparavant il avait employé d’ardeur à les attaquer. On fesait au souba du Dékan les offres les plus séduisantes auxquelles 11 répondait à son tour d’une manière insignifiante; mais les Marattes, affaiblis et désorganisés par leurs dissentions intestines, venaient de consentir à faire définitivement la paix avec les conseils de Calcutta et de Bombaï. Le traité fut signé à Poonah par le conseiller Anderson qui déploya de grands talens dans cette occasion. Les Anglais conservaient Salsette et les îles des environs qu’ils avaient pris sur les Marattes; ils rendaient leurs autres conquêtes, se soumettaient à n’accorder ni protection ni secours à Ragoba auquel 1] était donné quatre mois pour sortir du territoire de Marattes. Ces peuples promettaient alors leurs bons offices auprès d’Heyder pour engager ce conquérant à consentir à un échange de prisonniers.

Dans ces circonstances les Anglais se résolurent de tenter, sur la côte de Malabar, une diversion qui pouvait forcer Heyder à quitter le Carnate pour voler au secours du centre de ses états. Le colonel Humberstone chargé de cette commission et favorisé par la flotte de l’amiral Hughes s’empara avec assez de facilité de la ville de Calicut. Quittant ensuite la côte, 11 s’avançait

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vers Siring-Patnam, à travers les défilés, profonds dans ces contrées montagneuses. Heyder qui attendait les Français, campait dans les montagnes rouges (1), prêt à descendre à Pondichéry aussi- tôt que l’escadre de l’amiral Suffren paraîtrait sur la côte, lorsqu’il fut instruit de l’invasion des Anglais sur les frontières occidentales de ses états. Je fus chargé de m’opposer. Je me rendis à ma destination avec toute la célérité possible. Les Anglais furent assaillis avec tant de furie, qu’ils se retirèrent en désordre dans Calicut, abandonnant leurs bagages et leurs provisions. Je revins aussi- tôt dans le Carnate, d’après les ordres de mon père qui se proposait de visiter la partie de son royaume que je venais de défendre.

Suffren avait passé la saison la plus orageuse dans 1௦ port d’Achem; il y fut joint par la fré- gate la Pourvoyeuse chargée de bois propre à la mâture des vaisseaux de ligne et par un bâtiment expédié de l’Ile-de-France avec un chargement de comestibles. Il en partit le 20 décembre, lorsque ses vaisseaux eurent subi les réparations urgentes dont ils avaient besoin; et traversant la baye du Bengale, il arriva le 6 janvier 1783 à Gonjan (2) où il s’empara de la frégate anglaise /a Conventri et du vaisseau de la compagnie la Blandÿor.

Après avoir croisé près de deux mois sur la côte de Coromandel, [ miréangionysermr l’escadre française se rendit dans la baye de Trinquemale. Elle y fut தி Fe ca
jointe par une escadre de quatre vaisseaux de ligne aux ordres du chef tre த்‌ d’escadre Peygnier, partie de l’Ile-de-France le 18 décembre et qui es- cortait quarante transports portant le général Bussi avec la troisième divi- sion de son armée et une grande quantité de provisions de guerre et de bouche.

L’amiral français touchait enfin au moment d’exécuter les plus vastes entreprises. 11 se proposait de se porter devant Madras conjointe- ment avec Heyder. La prise de cette place paraissait d’autant plus infail- lible qu’on n’ignorait pas que l’amiral Hughes, retiré dans le port de Bombai, avait été obligé de condamner plusieurs de ses vaisseaux et que les réparations dont les autres avaient besoin le tiendraient long-tems éloigné de la côte de Coromandel. Réci

7 or . ர்‌ . . A . égions perdues par Tippou Sultan

Un événement imprévu fit sortir les Anglais de l’état le plus cri- Source : Wikipedia tique dans lequel il se fussent jamais trouvés dans l’Inde. La mort avait arrêté le cours des victoires d’Heyder-Ali-Kan et délivré la Grande-Bretagne de son plus redou- table ennemi. Ce prince souffrait cruellement depuis plusieurs années d’un cancer à l’épaule droite. Les fatigues qu’il avait essuyées pendant la dernière campagne augmentaient la malignité du mal, sans qu’il voulût prendre un repos nécessaire pour y porter remède. A peine j’étais de re- tour de Calicut que, malgré ses souffrances, il se mit en route pour Siring Patnam (sic). Un chirur- gien qu’il avait pris à son service et qui ne le quittait jamais m’avait assuré plusieurs fois que sans guérir radicalement mon père l’efficacité du traitement qu’il employait arrêtait tout le progrès ulté- rieur du cancer et qu’il ne mourrait jamais de cette maladie. Cependant après deux jours de marche, il se trouva si fort affaibli que ne pouvant supporter aucune espèce de voiture force lui fut de s’arrêter à Chitour. Il y mourut le 9 décembre 1782, dans la cinquante-huitième année de son âge. Le chirurgien me dépêcha sur le champ un courier; et pour cacher cette mort jusqu’à mon arri- vée, 11 continua pendant plusieurs jours de se rendre à sa tente comme à l’ordinaire. Son corps fut transporté à Colar où se firent ses funérailles.

Mais, il me restait un ami solide dans la personne de Ferisha qui, après avoir dirigé la jeu- nesse de mon père lorsqu’il était lui-même au printemps de sa vie employait l’expérience que sa vieillesse ajoutait à ses études à me préserver des embüûches que des ennemis adroits et perfides semaient sur mes pas…Les Marattes, contenus par les talens guerriers de mon père et accoutumés à se jetter à l’improviste sur leurs voisins toutes les fois qu’ils croyaient pouvoir le faire avec avan- tage pouvaient être engagés par les conseils de Calcuta et de Bombai à rompre la paix qui subsis- tait entre eux et mes états. Je chargeai Ferisha de faire ces observations à l’amiral Suffren, en le prévenant de la nécessité où je me trouvais de retirer la plus grande partie de mon armée des mon- tagnes rouges pour protéger le centre de Maissour. »

Extraits, ‘Mémoires de Typoo-Zaeb ou Révolutions de l’Inde pendant le 18ème siècle’, écrits par lui-même, traduits de la langue indostané par Antoine Fantin-Desodoards, T.IL, Paris, 1796

(1) Hauteurs de Pondichéry communément appelées aussi ‘Kattumédu” (2) Ganjam, en Andhra Pradesh actuel

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Le mariage de Tirouvengadappillai IV en 1791 à Pondichéry

Le très célèbre ‘Journal d’Ananda Rangappillaï’ qui se termine en 1760 fut continué par son neveu Tirouvengadappillai 111 jusqu’en 1791 et ensuite par le fils de ce dernier Tirouvengadappil- lai IV devenu ‘chef des Malabars’ par héritage familial de charge alors en vogue. Parallèlement à ces trois chroniqueurs de la même famille, Vîrânaicker IL, natif de Pondichéry également, décrit, dans son Journal allant de 1778 à 1792, le mariage en grande pompe du jeune chef.

« Le 8 juillet (1791) - âni 27

Aujourd’hui, on célébra à cinq heures et demie de l’après- midi les noces du fils du Mahäârassâ Sri Vassâradarâya Vissaya Tirouvengadappillai (1). Le nouveau marié a quatorze ans. La mariée qui est 18 fille d’Annapillai, petit fils d’Empéroumalpillai, a dix ans. Avant les noces, à deux heures de l’après-midi, le nouveau marié est passé en procession sur un palanquin vert, précédé d’un éléphant de procession avec “ambâri”, d’un deuxième éléphant portant le tambour “nagara” et d’un autre encore portant une bannière de milan, avec une file d’aboutâguiri, âlavattam, vencâmarai (2), tam- bour des cipayes, flûte et d’autres marques de pompe.

Le lendemain 9 (juillet 1791)

S’agissant d’une première procession, quand le nouveau marié eût passé à dos d’éléphant avec toute la pompe mentionnée, par la rue du Bazar, la rue des Cômouttis, la rue de la maison du ma- rié, la rue Royale, la rue de la maison de Maridaspillai, la grande rue Royale et la rue Mirâpalli, la nuit était tombée et l’on arriva à la maison à la lumière des torches.

Le 10 (juillet 1791)

Aujourd’hui, ce fut la grande procession. Les deux nouveaux mariés partirent en grande pompe sur palanquin, à la lumière des torches. Quand ils arrivèrent à la face nord du gouvernement, le géné- ral Defresne et son épouse vinrent se poster à l’étage pour assister au spectacle et les bayadères (3) exécutèrent des danses. Puis, pendant quelque temps, on organisa un feu d’artifice à la Place d’armes. Ensuite, la procession partit par la rue de la Monnaie, fit le tour du quartier de Mîrâpalli et arriva à la maison à douze heures de la nuit.

Le 11 juillet (1791) - âni 30

Aujourd’hui, c’est la célébration de l’’eau-curcuma” : à six heures et demie de l’après-midi, le nou- veau marié arrivé à cheval et la mariée sur palanquin blanc descendirent chez Annapillai, la mai- son de la mariée. Ils goûtèrent du lait et des fruits, puis, repartirent à la lumière des torches.

Le 12 (juillet 1791) - âni 31

A six heures de l’après-midi, un dais fut installé dans la rue et un tapis étendu. La grande table du Gouvernement fut apportée et une centaine de chaises installées tout autour. Sur la table, on dispo- sa des gâteaux, des mets, des fruits et du vin nécessaires pour une centaine d’invités. Dès sept heures, les personnalités importantes et leurs épouses commencèrent à arriver. M. Defresne ne ve- nant pas, seule Mme Defresne arriva à huit heures.

Aussitôt, on commença à danser. On dansa jusqu’à dix heures, à la musique du violon et d’autres instruments. Le repas terminé, on recommença après minuit et l’on dansa jusqu’à trois heures du matin.

Lorsque Mme Defresne entra sous le dais, quand elle s’assit pour le repas et qu’elle repartit chez elle, on tira trois fois vingt et une salves de boîte pour lui rendre hommage.

Les frais d’aujourd’hui atteignirent un total de cent pagodes. »

(1) Viranaicker II emploie ici le nom complet, avec tous les titres. (2) Pare-soleil de diverses formes, éventail, instrument de cor.

(3) Au XVIIIème siècle, ces danseuses (dévadässis) étaient de bon augure et participaient à toutes les festivités.

M. Gobalakichenane

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