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CCP

Cercle Culturel des Pondichériens

Histoire, culture et patrimoine des anciens comptoirs français de l'Inde

Lettre du CCP n° 102

Décembre 2018

Sommaire

  • — Une belle initiative au service du tamoul
  • — Le patrimoine des comptoirs français en Inde
  • — La jeunesse pondichérienne en quête de savoir
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Numéro 102 de la Lettre du Cercle Culturel des Pondichériens — Décembre 2018.

ISSN 1273-1048

No.102

Décembre 2018

Organe de Liaison des Ressortissants de l’Inde ex-

Lettre du CERCLE CULTUREL DES PONDICHERIENS

புதுச்சேரியர்‌ கலை மன்ற

மதியாதார்‌ வாசலை

மிதியாதிருப்பதே உத்தமம்‌

மடல்‌ française : Pondichéry, A . . Karikal, Mahé, Yanaon Rédaction: M.Gobalakichenane (et Chandernagor)

22 Villa Boissière, 91400 Orsay, France Email : ggobal@yahoo.com

Enfants pauvres ஏழைப்‌ பிள்ளைகள்‌

Victor Hugo a écrit son très beau poème 4 Melancholia » en 1856, qui reste malheureusement d’actualité dans notre monde d’aujourd’hui. En effet, 160 millions d’enfants de moins de 14 ans s’échinent encore au travail et 258 millions de migrants fuient leur pays, 70 ans après la Déclaration universelle des droits de l’Homme.

Melancholia (extrait)

Où vont tous ces enfants dont pas un seul ne rit?

Ces doux êtres pensifs que la fièvre maigrit?

Ces filles de huit ans qu’on voit cheminer seules?

Ils s’en vont travailler quinze heures sous des meules;

Ils vont, de l’aube au soir, faire éternellement

Dans la même prison le même mouvement.

Accroupis sous les dents d’une machine sombre,

Monstre hideux qui mâche on ne sait quoi dans l’ombre,

Innocents dans un bagne, anges dans un enfer,

Ils travaillent. Tout est d’airain, tout est de fer.

Jamais on ne s’arrête et jamais on ne joue.

Aussi quelle pâleur ! la cendre est sur leur joue.

Il fait à peine jour, ils sont déjà bien las.

Ils ne comprennent rien à leur destin, hélas!

Ils semblent dire à Dieu : « Petits comme nous sommes,

Notre père, voyez ce que nous font les hommes! »

O servitude infâme imposée à l’enfant!

Rachitisme! travail dont le souffle étouffant

Défait ce qu’a fait Dieu ; qui tue, œuvre insensée,

La beauté sur les fronts, dans les cœurs la pensée,

Et qui ferait - c’est là son fruit le plus certain! -

D’Apollon un bossu, de Voltaire un crétin!

Travail mauvais qui prend l’âge tendre en sa serre,

Qui produit la richesse en créant la misère,

Qui se sert d’un enfant ainsi que d’un outil!

Progrès dont on demande : Où va-t-il? que veut-il?

Qui brise la jeunesse en fleur! qui donne, en somme,

Une âme à la machine et la retire à l’homme!

Que ce travail, haï des mères, soit maudit!

Maudit comme le vice où l’on s’abâtardit,

Maudit comme l’opprobre et comme le blasphème!

O Dieu! qu’il soit maudit au nom du travail même,

Au nom du vrai travail, sain, fécond, généreux,

Qui fait le peuple libre et qui rend l’homme heureux!

கடுந்‌ துயரம்‌ (பகுதி) இச்சிறுவரில்‌ ஒருவரும்‌ சிரிக்காது எங்கே செல்கின்றனர்‌, சுரத்தில்‌ மெலிந்திருக்கும்‌ இச்சிறிசுகள்‌ ஏதோ யோசித்துக்கொண்டும்‌ எட்டே வயதுடைய சிறுமிகள்‌ தனிமையாக நடந்துகொண்டும்‌? பதினைந்துமணி நேரம்‌ இயந்திரத்தின்‌ கீழ்‌ வேலை செய்வதற்காக! அதிகாலையிலிருந்து இரவுமட்டும்‌ அன்றாடம்‌ அதே சிறையில்‌, அதே செய்கை, கருப்பு இயந்திரப்‌ பற்களின்‌ கீழ்‌ உட்கார்ந்துகொண்டு, பயங்கரமாக அது எதையோ இருட்டில்‌ மெல்லுகின்றது, சிறையில்‌ குற்றமற்றவராய்‌, நரகத்தில்‌ அணங்குகளாய்‌, அவர்கள்‌ வேலை செய்கின்றனர்‌. சுற்றிலும்‌ வெண்கலமும்‌ இரும்பும்‌ நொடியும்‌ நிறுத்துவதில்லை, விளையாட்டே கிடையாது என்ன வெளுப்பு! அவர்கள்‌ கன்னங்களோ சாம்பல்‌ நிறம்‌. காலை விடியவில்லை, அதற்குள்‌ களைத்துவிட்டனரே. என்ன வாழ்வு வாழ்வோமென்று சிறிதும்‌ புரியாமல்‌, அந்தோ! கடவுளிடம்‌ இப்படிக்‌ கேட்கின்றனரோ: “இவ்வளவு சிறுவர்களான எங்களை மனிதர்‌ எப்படி நடத்துகின்றனர்‌ பார்த்தீரா, பிதாவே!” இழிவான அடிமைத்தனத்தை சிறுவர்மேல்‌ சுமத்தி, கடவுள்‌ படைத்த வேலையை மாற்றி, முதுகெலும்பு வளைய மூச்சுத்‌ திணரும்படி மூடத்தனமாக சாகடித்து, நெற்றியின்‌ அழகையும்‌, உள்ளத்தின்‌ சிந்தனையையும்‌ குலைத்து, இதுவே அதன்‌ கடைசி வினைப்‌ பயன்‌! அப்போல்லோனைக்‌ கூனனாகவும்‌ வொல்தேரை முண்டமாகவும்‌ மாற்றுவது! பிள்ளைப்‌ பருவத்திலேயே நொறுக்கும்‌ மோசமான வேலை, கடுந்துயரத்தைக்‌ கொடுத்தே செல்வத்தை விளைவித்து, சிறுவனை வெறும்‌ கருவியாக மட்டும்‌ காண்கிற அந்த வளர்ச்சியைக்‌ கேட்போம்‌ : நீ செல்வது எங்கே? விரும்புவது என்ன இளம்‌ பருவப்‌ பூவை அழித்து, இயந்திரத்துக்கு உயிர்‌ கொடுத்து, மனிதனின்‌ உயிரைக்‌ குலைக்கின்றாயே! அம்மாக்கள்‌ பழிக்கும்‌ அவ்வேலை நாசமாய்ப்‌ போக! அதிமுண்டமாக்கும்‌ இக்கேடு நாசமாக! இழிமொழி போல்‌, பழிப்புரை போல்‌ நாசமாக! “கடவுளே! இம்முறை வேலை, வேலையின்‌ பெயரிலேயே நாசமாக!? என்று மக்களுக்குச்‌ சுதந்திரமும்‌ மனிதனுக்கு மகிழ்ச்சியும்‌ தரும்‌ சுகம்‌, செழிப்பு, கருணையோடிசைந்த சுத்த வேலையின்‌ பெயராலே முழங்குவோம்‌!

Victor Hugo (Les Contemplations, Livre 111, 1856) விக்தோர்‌ உங்கோ (1856) Trad. M.Gobalakichenane

Cercle Culturel des Pondichériens Lettre No 102 Page 1

Pondichéry terre d’asile pour un prince birman à la fin du 19” siècle

19ஆம்‌ நூற்றாண்டில்‌ பர்மிய இளவரசருக்கு அபயம்‌ கொடுத்த புதுச்சேரி

Au milieu du 18ème 5. Dupleix avait déjà essayé d’établir des relations commerciales avec la Birmanie. Ces efforts furent poursuivis au 19ème s. Nous publions ci-dessous quelques extraits d’une communication faite en 1927 par Singaravelou Pillai, archiviste de Pondichéry, sous le titre ‘Diplomatic relations of France with Burma’.

‘… Dupleïx, le plus illustre Français probablement qui ait mis pied sur 1௦ sol indien depuis le 18ème s. dirigea son attention vers la Birmanie pour établir un commerce de bois de teck, un commerce très prospère et lucratif de l’époque dans ce pays. 11 commença à négocier avec les Birmans pour installer des colonies françaises et réquisitionna une grande quantité de bois de Pegu pour la construction des vaisseaux. Cette relation intime avec les Peguans fut observée avec crainte par les Britanniques.

Malheureusement le rappel inattendu de Dupleix réduisit à néant ces plans d’établissement de colonies françaises en Birmanie. Cependant, malgré ces circonstances contrariantes, les profits du commerce avec la Birmanie et le désir permanent de garder des relations amicales avec ce pays firent que la France envoya des commerçants et des hommes de guerre au port de Rangoun et qu’ils furent reçus avec enthousiasme par les Birmans. Dès lors, plusieurs vaisseaux français fréquentèrent ce port périodiquement et à chaque fois, ils furent très bien reçus.

En 1817 ‘la Chevrette’ navire de guerre du Capitaine Fabry qui avait à son bord le grand naturaliste M. Charles Bellanger arriva à Pegu et tout l’équipage reçut une réception mémorable.

Le 30 mars 1840 arriva à la même côte un autre navire ‘/a Fortune? sous le commandement de M.Leconte. Le gouverneur de Rangoun reçut le capitaine avec son équipe avec les honneurs dus à son rang. Il leur montra ்‌ les monuments principaux de la ville et les introduisit auprès des principaux MEETINGS résidents européens. Le 2 avril, à 10 heures du matin, le capitaine Leconte et les officiers militaires vinrent à terre. Des honneurs militaires leur furent rendus et un festin somptueux fut également organisé.

PROCEEDINGS

Voz. X

“ரா MEETING HELD AT RANGOON Après avoir assisté au spectacle de danse le capitaine et sa suite retournèrent à leur vaisseau avec les mêmes honneurs qu’à leur descente.

December 1927,

Le Roi Mindon-Min offrit à M.Vossion, Vice-consul français à Rangoun la forêt de Chindwin comme récompense à ses services loyaux.

Afin de prouver que les relations n’avaient pas cessé avec la

Birmanie, voici la traduction d’une lettre en birman concernant les relations mutuelles entre la Birmanie et la France (1)

«Au nom du très puissant Empereur du Soleil Levant, maître du roi des Eléphants blancs, maitre de l’Univers dont les pieds ressemblent à des fleurs de cresson aquatique(sic) devant lesquels, pieds joints et tête baissée, moi qui me trouve dans la ville de Rangoun de la province d’Hanzavady? régnant sur toute la partie méridionale du noble Empire de mon Maître et Souverain en qualité de très noble et très haut Plénipotentiaire avec le titre du Mahamenlahrajah?, qui, à l’arrivée du Capitaine Staig qui était parti d’ici à Pondichéry et revenu depuis, ayant été informé que vous êtes en bonne santé et que la ville de Pondichéry est florissante et paisible, je suis très heureux et satisfait et je déclare et le fais savoir à Son Excellence M. de Melay, Gouverneur des Etablissements français dans l’Inde, que les Birmans et le royaume français ont, depuis le tems mémorable de l’arrière grand père et du grand père de notre Souverain ont toujours été en relations de bonne amitié et bonne intelligence réciproques, que les négociants des deux nations fréquentaient nos ports et que ces communications étant restées interrompues depuis plus de vingt ans, jusqu’au mois de Plazo 1189, est apparu devant le port de

(1) Naf 8929 fo.384r : Extrait d’une lettre du gouverneur de Rangon à M. le Gouverneur de Melay 1832 (Archives de Pondichéry)

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Rangoun le Commandant de la Corvette de guerre de Sa Majesté le Roi de France, Monsieur Fabre. À son arrivée, n’ayant pas oublié notre ancienne amitié, je l’ai reçu avec grand plaisir et 072, ofjrant à lui et à son équipage toutes les faveurs possibles. Si quelque vaisseau ou chaloupe français arrivait dans un port ou un endroit quelconque de notre domaine Birman royal, je les re- cevrai et accorderai toute facilité selon les lois de l’amitié.

Je vous envoie, par le capitaine Staig, à titre amical et pour votre usage personnel deux Paxchos? de soie, deux grandes boîtes et deux coupes fabriquées dans notre pays et je vous prie amicalement de les accepter pour votre usage.

Ecrit le jour 15 de la lune pleine du mois Tabaun 1193»

En 1857, Sa Majesté le Roi de Birmanie envoya M.Girodon, connu sous 1௦ nom de ‘Général d’Orgoni’, comme ambassadeur au Gouvernement de Paris. A la fin de sa mission, 11 souhaita emmener quelques Français en Haute Birmanie pour fonder des établissements de commerce et des ateliers de cons- truction, une manufacture d’armes, une fonderie, etc. et conclure un traité d’al- liance entre les deux cours.

En 1872, le Roi de Birmanie envoya une ambassade qui devait se rendre en Italie, France et Angleterre avec l’objectif de jeter les bases d’un traité de commerce avec les deux premières nations. Plusieurs jeunes Birmans furent envoyés dans ce but à Paris et Londres, pour y étudier les langues occi-

dentales. Père Abbona contribua grandement à l’envoi de cette ambassade.

M.de Rémusat prépara un traité de commerce qui fut voté par l’Assemblée et les ratifica- tions devaient être échangées à Mandalay, par l’intermédiaire de l’Emissaire français.

Cette ambassade quitta Marseille en 1873. Après avoir rendu visite au Vice-Roi des Indes à Agra (il y était alors) où elle a été reçue chaleureusement, elle se rendit à Delhi et Bénarès, avant de s’embarquer pour Rangoun, chef-lieu de la Birmanie anglaise.

Le 20 décembre, après une réception très aimable du Commissaire général, la mission par- tit pour Mandalay.

Le 23, le vaisseau jeta l’ancre à Minhla. A Rangoun eut lieu une entrevue entre l’ambassade et Mgr Bourdon, évêque de la Haute Birmanie qui l’accompagna jusqu’à Mandalay. Il avait partici- pé également à l’élaboration du traité de Paris. En Birmanie, son nom était Meng-la-Zeya-Thou- Tsa-Rai-Dan-Guy (noble Seigneur à la haute dignité d’écrire des lettres).

Le 1” janvier 1874, le Roi accorda une première audience aux ambassadeurs de France. Le 24, le gouvernement français signa avec ce pays un traité qui fut ratifié par l’Assemblée nationale lors de la séance du 18 juillet.

Se rappelant la sympathie que les Français avaient toujours manifestée à l’égard de la Bir-

manie, Son Altesse le Prince Mingoon vint résider à Pondichéry le 30 juin 1884. Sa famille vint le rejoindre le 20 juillet 1884.

Sa grand-mère mourut ici dans son palais du quartier blanc (à l’endroit actuel de Best&Co) le jeudi 11 novembre 1886, à l’âge avancé de 93 ans. Ses funérailles eurent lieu le 30 novembre, au milieu d’une grande foule.

Après avoir passé 5 ou 6 ans à Pondichéry, le Prince partit à Saïgon où 1] décéda en 1925.

Le traité fut de courte durée, mais les relations amicales sont restées intactes pour toujours.

(Extraits de la communication faite par Singaravelou Pillai, archiviste de Pondichéry au 22474 Colloque Historique à Rangoon, Décembre 1927)

Cercle Culturel des Pondichériens Lettre No 102 Page 3

Proposition de poste de Second Naïnard à Vîrânaicker II

இரண்டாம்‌ வீராநாய்க்கருக்கு முன்மொழியப்பட்ட இரண்டாம்‌ நாயனார்‌ வேலை

Les historiens des Comptoirs français dans l’Inde connaissent l’existence du Journal d’Anandaranga Pillai qui fournit de nombreuses informations sur la période 1736-1760 (1) comprenant l’époque glorieuse de Dupleix. Curieuse- ment, ce sont les Anglais qui ont été très intéressés par ce Journal et qui ont pris la peine de le publier en traduction, entre 1904 et 1928, en une série 12 volumes considérée comme complète (2) et l’ont fait connaître au monde.

Au milieu des années 1980, nous avons exhumé à la BNF un manuscrit couvrant la période 1778-1792 dû à Viîrânaicker II que nous avons publié en 1992 sous le titre ‘Journal de Vîrânaicker II 1778-1792”. Arrière petit-fils de Péroumalnaicker, petit-fils de Vîrânaicker et fils de Râjagopalnaicker, ce Vîrânaicker II n’a pas exercé d’emploi sous le régime français, car les Anglais qui avaient assiégé et occupé Pondichéry en août 1793 l’avaient gardée jusqu’en 1815. Et, lorsque la ville revint aux Français en 1816, sous la Restauration, les charges et les nominations avaient complètement changé.

Pour raisons d’économie, seul le poste de ‘naïnard” (chef de police) était occupé et le titulaire de ce poste Péria- nanne -dont nous ignorons la filiation- ne semble pas donner entière satisfaction aux autorités françaises.

Nous reproduisons ci-dessous une lettre de Le Faucheur au gouverneur Dupuy de l’époque :

25 février 1823 À Son Excellence Monsieur le Comte Du Puy(sic) Pair de France, Gouverneur civil des Etablissements français dans l’Inde

Monsieur le Comte,

Les contravantions(sic) réitérées du Naynard Périannane ordonnance de la Police et en dernier lieu aux ordres précis du Gouvernement jointes à son incapacité reconnue me mettent dans l’impossibilité de continuer mes rapports avec lui sans compromettre le bien du Service et la dignité de ma place.

Si l’ancienneté de sa famille milite en sa faveur, je dois au moins exiger une garantie que mes ordonnances seront à l’avenir implicitement exécutés(sic): cette garantie peut se trouver dans un second Naynard tel qu’il en exis- tait jadis et dans la personne du nommé Virasamy Naik(4) fils de feu Rajacopalnaik qui a rempli cette charge avec distinction sous les gouvernements de Mrs. Law, de Bellecombe, le marquis de Bussy, etc.

Mais comme il n’est pas juste que les fautes du Naynard entrainent le Gouvernement dans un surcrois(sic) de dépenses, il serait fait sur sa paye une déduction de vingt une roupies pour parfaire les appointemens du second Nay- nard et les rendre au moins égaux à ceux du chef Cataut?

Je supplie votre Excellence de prendre la présente en considération et de vouloir bien agréer le profond res- pect avec lequel j’ai l’honneur d’être,

Son très humble et très obéissant serviteur, Le Juge de Police,

Signé: Jph. Le Faucheur (3)

Mais Vîrânaicker 1] n’obtiendra pas ce poste de (second) naïnard, semble-t-il, puisqu’une lettre de J.Cordier datée de 1828 évoque la suppression de ce poste en 1823 et propose d’accorder une pension de 15 Roupies par mois.

M.Gobalakichenane

(1) Souvent on trouve 1736-1761. En fait, c’est le neveu d’Anandaranga Pillai nommé Appavou alias Tirouvengada Pillai 111 qui continue à écrire à partir de 1760 jusqu’au décès de l’oncle.

(2) Cette publication comporte cependant de nombreuses lacunes. Nous avons édité en tamoul une version étendue ‘V-Natkurippu” pour les années ‘Prajotpathi” (avril 1751- avril 1752), ‘Angirasa’ (1752-1753) et ‘Srimuga’ (1753-1754), l’année ‘Bhava’ (1754-1755) étant en préparation.

(3) Né le 2 décembre 1773 à Pondichéry et décédé le 11 janvier 1841 à Pondichéry, à l’âge de 67 ans, après avoir fait carrière comme Commissaire Juge de Police jusqu’en 1825.

(4) Naïk signifiant chef des combattants -terme utilisé également ailleurs dans le Dekkan- à l’origine de ‘naïcker” au pays tamoul, et repris comme ’naïnard’ en français.

Les articles de La Lettre du Cercle Culturel des Pondichériens (archivage depuis le No.3) sont sur : http: //www.puduchery.org Toute reproduction doit être accompagnée de la citation de la source

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